
Impact · le Donjon
Claques visage
Gifler l'autre, ou se laisser gifler : une main ouverte sur la joue, contrôlée, convenue, souvent au milieu d'un baiser ou d'un rapport. C'est l'impact le plus chargé de sens du corps, parce que la joue est à la fois le lieu de l'honneur et celui de la tendresse.
- 1Échauffement
- 2Déshabillage
- 3Préliminaires
- 4Pénétration
- 72 gages écrits
- Le Donjon
- Le jeu complet (le Donjon)
- Sur la commode : menottes
Trois gages, tels que je les sers
Tom, ordonne à Eva de tendre sa joue : donne trois gifles, Eva, remercie et tends l'autre joue
Tom, attache les mains d'Eva dans le dos avec les menottes, saisis son menton et donne des claques sur ses joues en contrôlant sa tête
Tom, gifle la joue d'Eva puis saisis son visage entre tes doigts : murmure un ordre à son oreille
Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.
I · D'où vient le geste
« gifle » vient de l'ancien français gifle, « joue », d'origine germanique : le mot a désigné la joue avant le coup qu'elle reçoit. « Claque » est une onomatopée médiévale ; « soufflet », le mot classique, vient du souffle, le vent que fait la main. En anglais, face slapping.
La gifle est d'abord un rite. Dans l'Europe des duels, le soufflet est l'offense par excellence : on gifle pour provoquer, et le sang répare l'honneur. Le même geste, sur la joue d'un adolescent, a longtemps conclu la confirmation catholique : la petite tape de l'évêque, supprimée après le concile Vatican II, faisait écho à la colée, le coup donné au chevalier qu'on adoube. Un coup sur la joue dit toujours quelque chose sur la place de chacun ; c'est ce sens que le jeu érotique va chercher.
II · Ce qui se passe dans le corps
La joue est une zone singulière : peu de chair, beaucoup de nerfs. Le nerf trijumeau y déploie ses branches sensitives, le nerf facial y commande les muscles ; le sang y afflue au moindre émoi, ce qui fait le rougissement. Une gifle y produit trois choses : la brûlure de la peau, un claquement sonore, et une rotation de la tête. C'est la rotation qui est dangereuse, pas la brûlure : le cerveau flotte dans la boîte crânienne, et un mouvement brusque de la tête peut le secouer. Une gifle contrôlée fait tourner à peine, sur un cou libre, et ne vise que la partie charnue de la joue, entre la pommette et la mâchoire.
Doigts joints et souples, paume vers la joue, poignet qui accompagne. Jamais le poing, jamais le revers, jamais une bague.
La partie charnue, sous la pommette, devant la mâchoire. Le coup arrive de côté, jamais d'en haut, et s'arrête avant l'oreille.
III · Comment on s'y prend
- 1En parler avant, précisément.Plus que toute autre pratique, la gifle se négocie hors du lit : qui, quand, combien, à quelle force. Un mot d'arrêt, et un geste d'arrêt pour les moments où la bouche est prise.
- 2Vérifier la tête.Cou libre, tête qui peut suivre le mouvement, pas de mur ni de tête de lit derrière, lunettes retirées, lentilles connues. Rien dans la bouche.
- 3Commencer par la caresse.La main se pose sur la joue, la tient, la tourne : la gifle naît de ce geste, et beaucoup de couples en restent là. La première frappe est un tapotement.
- 4Frapper de côté, en regardant.Une main, à plat, qui traverse la joue vers l'extérieur, doigts loin de l'oreille et du nez ; l'autre main ne tient pas la tête. Les yeux dans les yeux, avant et après : la gifle est un dialogue.
- 5Ne pas enchaîner.Une, puis une pause, une caresse, une question. La gifle vaut par sa rareté ; la série est pour d'autres zones.
IV · Les précautions
- Jamais l'oreille, jamais le nez, jamais l'œil. Le tympan se perfore sous la paume, le nez se casse, l'œil ne se répare pas. La main s'arrête à la joue, et la main libre ne bloque pas l'autre côté de la tête.
- La tête libre, la force minime. Une tête qui ne peut pas tourner encaisse tout ; une tête qui tourne trop fort, c'est une commotion. La force d'une gifle érotique est celle d'une tape : l'effet vient du sens, pas du choc.
- Certaines histoires interdisent le geste. Violence subie, gifles d'enfance, anxiété : la gifle réveille ce que le corps a mémorisé. On en parle avant, et le refus n'appelle aucune justification.
- Le lendemain se prévoit. La joue rougit, parfois enfle ; une trace au visage se voit au travail. On frappe assez doucement pour que rien ne reste.
La Roue, à retenir
Une gifle érotique vise la joue et rien d'autre : jamais l'oreille, jamais le nez, jamais l'œil, sur une tête libre, avec une main nue et ouverte. Sa force est celle d'une tape ; son effet tient au sens, et au regard.
Vos questions
- Comment s'appelle cette pratique ?
- Claques visage.
- À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
- Dès le niveau 3, Préliminaires.
- Quels accessoires ?
- Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : menottes. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
- Est-elle dans l'essai gratuit ?
- Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Dans la même famille
Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.




