
Impact · le Donjon
Fesses
pygophilie · angl. Spanking
Frapper les fesses à main nue ou avec un objet plat : la fessée, sous toutes ses formes, de la claque taquine par-dessus le jean à la série comptée sur la peau nue. C'est la porte d'entrée de l'impact : la zone la plus charnue du corps, la plus sûre, et la plus chargée d'histoire.
- 1Échauffement
- 2Déshabillage
- 3Préliminaires
- 4Pénétration
- 384 gages écrits
- Le Donjon
- Le jeu complet (le Donjon)
- Sur la commode : paddle, canne
Trois gages, tels que je les sers
Tom, invente trois fautes imaginaires commises par Eva et applique une punition pour chacune : une tape sur chaque fesse, une sur chaque cuisse, puis trois tapes sur les fesses.
Tom, alterne des caresses avec le tickler et des claques du plat de la main sur les fesses d'Eva
Eva, chevauche Tom et énonce ta faute du jour à voix haute. Tom, ponctue chaque aveu d'une claque sur ses fesses
Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.
I · D'où vient le geste
« fesse », du latin populaire fissa, « fente », participe de findere, « fendre » : le mot désigne d'abord la raie, puis chacune des deux moitiés. Pygophilie, du grec pugê, « fesse » (la Vénus callipyge a de belles fesses). Spanking, attesté en anglais au XVIIIe siècle, est probablement une onomatopée.
À Rome, chaque 15 février, les Lupercales lâchaient dans les rues des jeunes hommes à demi nus qui frappaient les passantes avec des lanières de peau de bouc, les februa ; les femmes tendaient les mains, parce que le coup, disait-on, rendait féconde. Ovide le raconte dans les Fastes, et le mois de février tient son nom de ces lanières. La fessée comme rite précède donc de loin la fessée comme punition. L'école et la famille garderont la fessée jusqu'au XXe siècle, et son double sens n'échappe à personne.
II · Ce qui se passe dans le corps
La fesse est faite pour ça, ou presque : sous la peau, une couche de graisse épaisse, puis le grand fessier, le muscle le plus volumineux du corps. Cette double épaisseur amortit le coup et protège ce qui passe dessous : le nerf sciatique chemine en profondeur au centre de la fesse et sort sous le muscle vers l'arrière de la cuisse. Le coup porté sur la partie basse et charnue, là où la fesse rejoint la cuisse, ne touche que la chair ; c'est ce que les pratiquants appellent le sweet spot. Un coup qui arrive sur le coccyx, les hanches ou le bas du dos frappe de l'os, ou pire, les reins.
Plate, doigts joints, elle sent ce qu'elle fait : la température, la tension, le sursaut. On n'apprend pas l'impact avec autre chose.
Une surface large frappe sourd et rougit vite ; une surface étroite pique et marque. Toujours sur la chair, jamais sur l'os.
III · Comment on s'y prend
- 1Convenir du cadre.Un mot d'arrêt, un mot de pause, et le droit de dire « plus fort ». Celui qui reçoit dit ce qu'il accepte : une rougeur, ou des marques.
- 2Installer.Sur les genoux, à plat ventre sur le lit, debout mains au mur : la position tend la peau et dégage la zone. La tête est libre, le bas du dos n'est pas dans la trajectoire.
- 3Échauffer.Des frappes légères et rapides, à main plate, alternées d'une fesse à l'autre, pendant plusieurs minutes. La peau rosit, chauffe : c'est le signe que le corps s'ouvre.
- 4Monter par paliers.Plus fort, plus lent, en visant le bas et le centre de chaque fesse. Entre deux séries, la main se pose et caresse : le contraste fait la moitié du plaisir.
- 5Redescendre.Terminer par la caresse, pas par le coup le plus fort. Puis l'aftercare : de l'eau, une couverture, du temps l'un contre l'autre, et des mots.
IV · Les précautions
- Les zones interdites. Coccyx, os des hanches, bas du dos : les reins ne sont protégés par rien. La cible est la chair basse de la fesse, et le coup vient d'en bas ou de côté, jamais du haut vers la colonne.
- Sans bague, sans montre. La main est nue : un anneau coupe la peau. Un objet se teste d'abord sur sa propre cuisse.
- Les marques ont un calendrier. Un bleu met une à deux semaines à passer du violet au jaune ; on ne rebat pas une zone marquée. Du froid les premières vingt-quatre heures, puis de l'arnica en gel, d'usage courant même si les preuves cliniques sont modestes. Anticoagulants, troubles de la coagulation, diabète : on s'abstient.
- Le sous-espace se surveille. Sous endorphines, celui qui reçoit peut ne plus sentir ses limites ni répondre clairement. Celui qui donne pose des questions simples, regarde la peau, et s'arrête sans attendre le mot.
La Roue, à retenir
La fesse est la zone d'impact la plus sûre du corps parce qu'elle est la plus charnue ; tout le reste (reins, coccyx, hanches) est interdit. L'échauffement n'est pas une option : c'est lui qui transforme le coup en plaisir.
Vos questions
- Comment s'appelle cette pratique ?
- Fesses, aussi appelée pygophilie. Dans le milieu : Spanking.
- À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
- Dès le niveau 1, Échauffement. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
- Quels accessoires ?
- Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : paddle, canne, martinet. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
- Est-elle dans l'essai gratuit ?
- Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Dans la même famille
Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.




