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Lexique · Masturbation · le Boudoir et le Donjon

Masturbation du partenaire

Le français dit branler, du vieux verbe brandeler, « agiter », attesté au sens sexuel dès le XVIe siècle, et doigter, emprunté aux musiciens ; l'anglais dit handjob et fingering. Aucun mot savant : la pratique est trop commune pour que la médecine l'ait baptisée.

Donner du plaisir à l'autre avec la main : doigts sur le clitoris et la vulve, main fermée autour du pénis. La pratique la plus ancienne, la plus répandue, et la moins apprise : on croit savoir, on ne demande pas. Tout tient dans un mot, « montre-moi ».

D'où vient le gestede la main servante à la main principale

Les estampes japonaises de l'époque d'Edo, les shunga, montrent partout des mains posées sur les sexes : doigts dans une vulve, poing sur un membre, sans que personne y voie un préliminaire. L'Occident, lui, a longtemps rangé la main dans l'antichambre : ce qu'on fait « avant », en attendant l'acte qui compte. Freud, en 1905, va plus loin et décrète que la femme adulte doit « transférer » son plaisir du clitoris au vagin ; l'orgasme par la main devient un plaisir d'enfant qu'il faudrait dépasser.

Il faut attendre 1970 et le pamphlet d'Anne Koedt, Le Mythe de l'orgasme vaginal, puis 1976 et le Rapport Hite pour renverser la table. Shere Hite dépouille des milliers de questionnaires : la plupart des femmes n'atteignent pas l'orgasme par la seule pénétration, et presque toutes l'atteignent facilement par stimulation du clitoris, la leur ou celle d'une main qu'on guide. La main change de rang : de servante, elle devient l'acte principal. La sexologie a mis un demi-siècle à confirmer ce que les shunga dessinaient.

Ce qui se passe dans le corpsdeux organes, un même nerf

Le clitoris et le pénis sont bâtis sur le même plan et innervés par le même nerf, le nerf dorsal, branche du nerf honteux. Helen O'Connell a montré en 1998 puis 2005 que le clitoris s'étend loin sous la peau : un gland, un corps, deux piliers, deux bulbes qui enserrent le vagin, plusieurs centimètres en tout. Le gland concentre une densité de terminaisons nerveuses sans équivalent dans le corps ; on cite depuis Masters et Johnson quelque huit mille fibres, un comptage plus récent en a trouvé davantage. Chez l'homme, la couronne du gland et le frein, ce pli sous le gland, sont les zones les plus sensibles, et le prépuce, quand il existe, glisse dessus comme une gaine.

L'excitation prépare la peau. Chez la femme, les parois du vagin transsudent (Masters et Johnson l'ont filmé) et les glandes de Bartholin humidifient l'entrée ; le clitoris gonfle puis, près de l'orgasme, se retire sous son capuchon, ce qui déroute la main qui le cherche. Chez l'homme, les glandes de Cowper laissent perler un liquide clair, les testicules remontent, le périnée se tend. Dans les deux cas, un rythme régulier compte plus que la force : c'est en changeant de mouvement à la dernière seconde qu'on perd un orgasme, pas en manquant de vigueur.

La lubrification le préalable

Salive, lubrifiant, ou ce que le corps produit : la main sèche râpe le gland et brûle le clitoris. On mouille avant, on remouille pendant.

« Montre-moi » la méthode

La main de l'autre posée sur la vôtre, ou la vôtre sur la sienne : dix secondes de guidage en disent plus qu'un manuel. Betty Dodson en a fait la base de ses ateliers.

Comment on s'y prenddemander, trouver le tempo, le garder

  1. Demander avant. « Comment tu aimes ? » n'a rien d'une faiblesse : c'est la question qui distingue une bonne main d'une main pressée. La réponse peut être un geste plutôt qu'une phrase.
  2. Commencer loin. Cuisses, bas-ventre, mont du pubis, testicules : la main tourne autour avant de se poser. Le corps a le temps de s'humidifier, de durcir, de réclamer.
  3. Trouver le tempo. Pour le pénis, la main fermée monte et descend sur le gland et le frein, avec une torsion légère au sommet ; pour le clitoris, deux doigts en cercles sur le capuchon ou de part et d'autre du gland, rarement dessus. On cherche ce qui fait changer le souffle.
  4. Le garder. Quand le rythme est trouvé, on ne l'améliore pas. Les hanches qui viennent chercher la main, le souffle qui se coupe : ce sont les signaux de tenir exactement ce qu'on fait.
  5. Après, ne pas lâcher d'un coup. Le gland, celui du pénis comme celui du clitoris, devient presque douloureux au toucher direct sitôt l'orgasme passé. On pose la main à plat, immobile, puis on s'éloigne lentement.

Les précautionsdes ongles, du sens et de l'eau

Ongles courts, mains propres. La vulve est une muqueuse : un ongle la coupe, une main sale y porte des germes vers l'urètre. On se lave, on lime, on retire les bagues.
Le frein à sec. Sur un pénis, le frein est un pli fin qui peut se déchirer sous une main sèche et vive, et il saigne beaucoup. Lubrifiant, et la main qui ralentit quand la peau tire.
Jamais de l'anus vers la vulve. Les bactéries de l'anus n'ont rien à faire dans le vagin ni l'urètre. Une main qui a touché l'arrière ne revient pas devant sans être lavée.
Les fluides sur les doigts. Du sperme porté par la main jusqu'à la vulve peut féconder ; herpès et papillomavirus se transmettent au contact. Un lavage entre deux corps, et le geste redevient l'un des plus sûrs qui soient.

Dans la culturele retour du clitoris

La main sur l'autre a été le champ de bataille de la sexologie du XXe siècle : Freud qui la disqualifie, Kinsey qui la compte, Masters et Johnson qui la filment, Koedt et Hite qui la réhabilitent, Dodson qui l'enseigne à des femmes réunies dans son salon de New York. Le siècle suivant en a fait un objet d'étude quotidien : des projets comme OMGYes, lancé en 2015 avec des chercheurs de l'université d'Indiana, cataloguent les gestes que des milliers de femmes décrivent comme les leurs, à la manière d'un manuel filmé. Ce que la main savait depuis toujours a fini par avoir son atlas.

À retenirLe clitoris et le pénis partagent le même nerf et la même exigence : un rythme régulier, une peau mouillée, et une main qui a demandé avant. « Montre-moi » vaut tous les manuels.

Dans Intiimix

Dans Intiimix, c'est la pratique la plus présente du Boudoir, de la caresse par-dessus le tissu jusqu'au geste nu qui va au bout : les gages demandent d'écouter, de se laisser guider, de tenir un rythme, de ralentir quand l'autre le dit ou de ne pas s'arrêter quand il le supplie. La main apprend un corps, tour après tour.

La montée

1Échauffement
2Déshabillage
3Préliminaires
4Pénétration

À la table

  • Piècesle Boudoir · 161 et le Donjon · 234
  • Gages écrits714 · 395 racines
  • Dans la démo gratuite4 gages
  • Sur la commodepoppers, lubrifiant, menottes
  • Mains nuesla plupart des gages

Trois gages : doux, hard, et un du Donjon

Léo, promène le vibromasseur sur l'entrejambe de Chloé par-dessus le tissu, puis remonte doucement vers son bas-ventre

Niveau 1 · Échauffement · le Boudoir · un couple
N1

Théo, lubrifie le gode vibrant et fais glisser ce gode en Adam en ajustant les vibrations pendant que tu masturbes Adam de l'autre main

Niveau 4 · Pénétration · le Boudoir · deux hommes
N4

Jade, stimule Emma en ordonnant de ne pas jouir, si Emma approche du bord tu arrêtes et donnes une claque sur les cuisses en punition

Niveau 3 · Préliminaires · le Donjon · deux femmes
N3

Léo, Chloé, Théo, Adam, Jade et Emma tiennent la place des joueurs : à table, chaque gage vous appelle par votre prénom, et s'écrit pour votre table, en couple, entre hommes ou entre femmes.

Notes

Comment s'appelle cette pratique ?

Masturbation du partenaire.

À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?

Dès le niveau 1, Échauffement. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.

Quels accessoires ?

Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : poppers, lubrifiant, menottes. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.

Est-elle dans la démo gratuite ?

Oui, 4 gages. Les 714 avec le jeu complet, dont les 234 racines du Donjon.

Voir aussi

Masturbation solo 68, Masturbation mutuelle 179, Footjob 11, Frottement / corps à corps 173.

SourcesShere Hite, The Hite Report: A Nationwide Study of Female Sexuality, 1976 · Helen O'Connell et al., « Anatomical relationship between urethra and clitoris », Journal of Urology, 1998 ; « Anatomy of the clitoris », Journal of Urology, 2005 · William Masters & Virginia Johnson, Human Sexual Response, 1966 · Anne Koedt, « The Myth of the Vaginal Orgasm », 1970

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Jouer la démoLe jeu complet, 29,90 €