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Pieds attachés, le dessin du jeu

Bondage · le Donjon

Pieds attachés

Lier les chevilles, ensemble ou écartées, à un montant de lit, à une barre, l'une à l'autre. Le corps qui ne peut plus se déplacer ni fermer les jambes n'a plus qu'à recevoir. Moins spectaculaire que les mains, la contention des pieds est souvent celle qui change le plus l'acte lui-même.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 183 gages écrits
  • Le Donjon
  • Le jeu complet (le Donjon)
  • Sur la commode : entraves chevilles, ruban bondage

Trois gages, tels que je les sers

Eva, fixe les chevilles de Tom écartées avec le ruban bondage. Retire la cravate de Tom d'un geste lent
Niveau 2 · Déshabillage · le Donjon
Tom, reste debout, les chevilles liées, pendant qu'Eva parcourt ton corps avec ses mains. Tu n'as pas le droit de bouger : au moindre frémissement, tout recommence
Niveau 3 · Préliminaires · le Donjon
Eva, chevilles liées ensemble avec le ruban bondage, mets-toi à quatre pattes. Tom, saisis les hanches d'Eva et pénètre Eva par derrière
Niveau 4 · Pénétration · le Donjon

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

« entrave », de l'ancien français entraver, « mettre des traves », c'est-à-dire des poutres aux pieds d'un cheval pour l'empêcher de fuir. Le mot dit l'origine : on a entravé les bêtes avant les hommes, et les hommes bien avant les amants.

Les pieds ont été liés pour retenir : ceps de bois des places publiques, fers des galères, chaînes des bagnes, dont l'entrave rend chaque pas court et bruyant. Le premier usage est pénal, et la mythologie l'a rendu érotique très tôt : Andromède enchaînée au rocher, offerte au monstre et sauvée par Persée, est l'un des nus les plus peints de l'histoire de l'art, de Titien à Rubens, et l'on n'a jamais douté de ce que ces chaînes ajoutaient au tableau.

II · Ce qui se passe dans le corps

Les jambes ont leur nerf à risque comme les bras. Le nerf fibulaire commun passe juste sous la peau à l'extérieur du genou, contre la tête du péroné : une corde serrée là, un lien qui glisse du mollet vers le haut, et c'est le pied tombant, l'impossibilité de relever le pied, qui peut durer des semaines. À la cheville, les os saillants, les malléoles, sont couverts de très peu de chair : la corde s'y pose au-dessus, sur le bas du mollet, jamais dessus. Et derrière la malléole interne passe le nerf tibial, celui qui donne la sensation à la plante du pied.

La barre d'écartement

Rigide, réglable, avec des bracelets doublés. Elle interdit de fermer les jambes et rend impossible de se lever : on l'utilise couché, jamais debout.

Les bracelets

Larges, rembourrés, à boucle : plus sûrs que la corde pour les débutants, parce qu'ils répartissent la pression et s'ouvrent d'un geste.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Installer avant de lier.La personne s'allonge ou s'assoit là où elle restera ; on n'attache jamais quelqu'un debout pour le déplacer ensuite.
  2. 2Poser au-dessus des malléoles.Deux ou trois tours à plat sur le bas du mollet, deux doigts sous la corde, nœud à l'extérieur de la boucle pour qu'il ne serre pas.
  3. 3Choisir la figure.Chevilles réunies, pour le corps qui se tord ; chevilles écartées aux montants du lit, pour le corps qui s'ouvre ; genou plié et lié à la cuisse, pour une jambe qui ne se referme plus.
  4. 4Occuper les pieds.Une fois immobilisés, ils sont à disposition : plume, bouche, glace, ongles. Le chatouillement prend une autre dimension quand on ne peut plus fuir.
  5. 5Surveiller la couleur.Orteils roses, tièdes, qui bougent sur demande. Froids ou bleuis, on détache tout et on attend que la sensation revienne avant de reprendre.

IV · Les précautions

  • Rien sur l'extérieur du genou. La corde ne se pose jamais juste sous le genou, à l'endroit où l'on sent l'os saillir sur le côté : c'est le nerf fibulaire, et le pied tombant.
  • Jamais debout, jamais sautillant. Une personne aux chevilles liées tombe comme un arbre, sans les mains pour se rattraper. On l'attache allongée, on la détache avant qu'elle se lève.
  • Vingt à trente minutes, puis on bouge. Les jambes immobiles font mal aux hanches et retiennent le sang. On change de position, on détache, on masse, on reprend.
  • Ciseaux, et pas de nœud sous le corps. Des ciseaux de secours à portée de main, et jamais un nœud coincé sous le poids d'une personne allongée : il devient impossible à défaire.

La Roue, à retenir

Les chevilles liées ouvrent ou ferment le corps, et livrent des pieds qui ne peuvent plus fuir. La corde va au-dessus des os, jamais sous le genou, et personne ne marche attaché.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Pieds attachés.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 2, Déshabillage. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
Quels accessoires ?
Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : entraves chevilles, ruban bondage, corde. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.

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Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.

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