
Douleur · le Donjon
Électrostimulation
Faire passer un courant dans la peau : le crépitement violet d'une baguette qui frôle, le fourmillement d'électrodes collées, la contraction d'un muscle qu'on ne commande plus. Le courant ne touche pas la peau, il parle directement aux nerfs : c'est la seule pratique de cette salle qui court-circuite les mains.
- 1Échauffement
- 2Déshabillage
- 3Préliminaires
- 4Pénétration
- 27 gages écrits
- Le Donjon
- Le jeu complet (le Donjon)
- Sur la commode : roue à pics, électrostimulation
Trois gages, tels que je les sers
Tom, fais rouler la roue à pics sur le ventre d'Eva en descendant en spirale vers le bas-ventre
Tom, allonge-toi et laisse Eva appliquer l'électrostimulateur sur l'intérieur de tes cuisses, en variant les impulsions à son gré.
Tom, reste allongé sur le dos pendant qu'Eva promène l'électrostimulateur sur ton ventre et tes abdominaux, en jouant avec l'intensité.
Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.
I · D'où vient le geste
« électricité », du grec êlektron, « ambre », que les Anciens frottaient pour attirer des brins de paille ; « stimulation », du latin stimulus, l'aiguillon du bouvier. En jeu, e-stim ; l'objet emblématique s'appelle violet wand, « baguette violette ».
L'histoire commence par des grenouilles. En 1791, Luigi Galvani décrit des cuisses de grenouille qui se contractent au contact de deux métaux et croit avoir trouvé une « électricité animale » ; son neveu Giovanni Aldini, en 1803, fait grimacer devant le public londonien le cadavre d'un pendu à coups de décharges. L'électrothérapie médicale naît de là et prospère tout le XIXe siècle. Dans les années 1890, le médecin français Paul Oudin dérive de la bobine de Tesla un résonateur à haute fréquence et haute tension ; appliqué à travers une électrode de verre, il produit une lueur violette et un picotement. C'est l'ancêtre direct de la baguette.
II · Ce qui se passe dans le corps
Le courant fait ce qu'aucune main ne fait : il dépolarise directement les fibres nerveuses, sans passer par les récepteurs de la peau. Tout dépend alors de deux réglages. La fréquence décide de la sensation : basse, quelques impulsions par seconde, on sent des coups et des contractions musculaires ; élevée, un fourmillement continu, une vibration. L'intensité, en milliampères, décide de la force, du chatouillement à la douleur. La baguette violette est à part : très haute tension, courant minuscule, très haute fréquence, elle n'agit qu'à la surface, par une pluie de micro-étincelles qui sautent entre le verre et la peau, avec une odeur d'ozone.
Électrode de verre, étincelles, lueur mauve, odeur d'ozone. Elle reste sur la peau et ne traverse pas le corps : la plus spectaculaire, la moins profonde.
Pads collés ou accessoires conducteurs reliés à un boîtier : le courant traverse ce qui est entre les deux pôles. Tout se joue sur leur emplacement.
III · Comment on s'y prend
- 1Poser la question du cœur.Pacemaker, défibrillateur implanté, troubles cardiaques, épilepsie, grossesse : on ne joue pas. La question se pose à voix haute avant de brancher.
- 2Tester sur soi.L'avant-bras, réglage au minimum, puis on monte cran par cran : on sait ce qu'on va donner avant de le donner.
- 3Baguette : loin d'abord, à travers un tissu.L'étincelle saute plus doucement à travers un drap fin ou en éloignant l'électrode ; on approche ensuite, sur le dos, les fesses, les cuisses.
- 4Électrodes : les deux pôles sous la ceinture.Cuisses, fesses, périnée, sexe avec des accessoires prévus pour : les deux électrodes proches l'une de l'autre, jamais de part et d'autre du tronc.
- 5Monter lentement, revenir à zéro.Le curseur monte cran par cran avec l'accord de l'autre ; entre deux zones, on revient à zéro avant de déplacer une électrode.
IV · Les précautions
- Jamais à travers le thorax. Aucun courant de part et d'autre de la poitrine, aucune électrode sur le torse, le cou ou la tête : quelques dizaines de milliampères à travers le cœur suffisent à dérégler son rythme. Les deux pôles restent sous la taille.
- Pacemaker et défibrillateur : jamais. Aucun appareil, baguette comprise : un courant, même faible, peut perturber l'implant. Troubles cardiaques, épilepsie, grossesse : on s'abstient aussi.
- La baguette et le feu. L'étincelle enflamme les vapeurs d'alcool, les lubrifiants inflammables, les cheveux laqués : rien de tout cela sur la peau. Jamais sur les yeux, jamais sur un piercing ou un bijou en métal, qui concentre la décharge.
- Le matériel de jeu, pas la boîte à outils. Boîtiers conçus pour le corps ou TENS médical, jamais de courant du secteur ni de montage maison ; pads propres, gel conducteur, jamais sur une peau lésée. Après, on retire lentement et on regarde la peau.
La Roue, à retenir
Le courant parle aux nerfs sans passer par la peau ; la fréquence fait la sensation, l'intensité la force. Les deux pôles restent sous la taille, jamais à travers le cœur, et jamais avec un implant cardiaque.
Vos questions
- Comment s'appelle cette pratique ?
- Électrostimulation.
- À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
- Dès le niveau 3, Préliminaires. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
- Quels accessoires ?
- Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : roue à pics, électrostimulation, bandeau (yeux). Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
- Est-elle dans l'essai gratuit ?
- Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Dans la même famille
Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.




