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Pincements, le dessin du jeu

Douleur · le Donjon

Pincements

angl. Nipple play

Saisir un pli de peau ou un téton entre deux doigts et serrer : c'est la douleur la plus simple, celle qu'on connaît depuis la cour d'école. Entre les mains, ou avec une pince, elle devient une caresse à l'envers : brève, précise, qui réveille tout ce qu'elle touche.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 143 gages écrits
  • Le Donjon
  • Le jeu complet (le Donjon)
  • Sur la commode : pince à tétons, ventouses

Trois gages, tels que je les sers

Tom, pince la peau au-dessus du coude d'Eva et compte à voix haute jusqu'à cinq avant de relâcher. Souffle sur la marque.
Niveau 1 · Échauffement · le Donjon
Tom, bande les yeux d'Eva, puis pose les pinces à tétons une par une sans prévenir
Niveau 3 · Préliminaires · le Donjon
Tom, pose les pinces à tétons sur Eva, enfile le gode ceinture et pénètre sa chatte, les pinces tirent à chaque mouvement
Niveau 4 · Pénétration · le Donjon

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

« pincer », du latin populaire pinctiare, croisement probable de punctiare, « piquer », et pictiare : serrer entre deux pointes. Algolagnie, le mot savant du plaisir dans la douleur, vient du grec algos, « douleur », et lagneia, « désir ».

Le mot savant vient de la clinique. En 1886, Richard von Krafft-Ebing publie Psychopathia Sexualis et y forge « sadisme » et « masochisme », d'après Sade et Sacher-Masoch. Six ans plus tard, en 1892, le médecin munichois Albert von Schrenck-Notzing propose un terme plus neutre, Algolagnie, pour dire simplement le plaisir lié à la douleur, sans le partager en deux camps. Le pincement est l'unité de base de cette famille : une douleur qu'on dose au gramme près et qui s'arrête dès qu'on ouvre les doigts.

II · Ce qui se passe dans le corps

La peau contient des terminaisons nerveuses libres, les nocicepteurs, qui ne répondent qu'aux stimulations assez fortes pour menacer les tissus. Un pincement en réveille deux familles à la fois : les fibres A-delta, fines et myélinisées, transmettent en quelques dizaines de millisecondes une douleur vive et localisée, le premier cri ; les fibres C, lentes et nues, apportent une seconde vague sourde et diffuse, qui persiste après qu'on a lâché. La sensation de pincement est faite de ces deux temps : l'éclair, puis la chaleur.

Les doigts

Pouce et index, un pli de peau ou un téton, une pression qui monte puis se relâche. Dosable à l'infini, arrêtable en un quart de seconde.

Les pinces

Pince à vis, crocodile gainée, trèfle : une pression constante qu'on ne module plus. Le temps devient le réglage.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Convenir du mot.Un mot d'arrêt et une échelle simple, « plus » ou « moins » : la douleur se dose à deux, jamais à l'estime.
  2. 2Chauffer la peau.Caresser, frotter, embrasser la zone : une peau réchauffée et irriguée reçoit le pincement autrement qu'une peau froide.
  3. 3Prendre large, serrer lentement.Un pli de peau entre pouce et index, une pression qui monte sur trois ou quatre secondes, jamais un coup sec. La première fois, on lâche avant que l'autre le demande.
  4. 4Chercher les zones.Intérieur des bras et des cuisses, flancs, fesses, tétons en dernier : chaque endroit a son seuil, on le découvre ensemble.
  5. 5Poser une pince, compter le temps.Sur le téton, une pince réglée au plus lâche, quelques minutes, puis le retrait : le sang qui revient est la vraie sensation. On la prévoit, on caresse aussitôt.

IV · Les précautions

  • Le retour du sang fait plus mal que la pince. Une pince écrase les petits vaisseaux ; quand on l'enlève, l'afflux pique fort. On retire en douceur, on masse, et on ne laisse jamais une pince plus de dix à quinze minutes.
  • Jamais sur ce qui s'engourdit. Fourmillements, peau blanche ou bleutée : on retire immédiatement. Le froid et l'engourdissement disent que la circulation est coupée.
  • Peau fragile, on s'abstient. Diabète, troubles de la coagulation, anticoagulants, dermatoses : le pincement y laisse des bleus qui n'en finissent pas.
  • Les muqueuses, avec précaution. Lèvres, clitoris, prépuce : ce sont des tissus fins, très irrigués. Des pinces conçues pour eux, réglées au minimum, un temps très court, et jamais la première fois.

La Roue, à retenir

Le pincement est la douleur la plus dosable : elle monte avec les doigts et s'arrête quand ils s'ouvrent. Avec une pince, le réglage devient le temps, et le vrai moment est le retour du sang.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Pincements. Dans le milieu : Nipple play.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 1, Échauffement. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
Quels accessoires ?
Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : pince à tétons, ventouses, poppers. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.

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Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.

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