
Douleur · le Donjon
Tirages (cheveux)
trichophilie · angl. Hair pulling
Saisir les cheveux de l'autre et tirer : une main dans la nuque qui oriente un baiser, une poignée près du crâne qui redresse une tête. Le geste est une prise autant qu'une douleur : qui tient les cheveux tient la direction du regard.
- 1Échauffement
- 2Déshabillage
- 3Préliminaires
- 4Pénétration
- 106 gages écrits
- Le Donjon
- Le jeu complet (le Donjon)
- Sur la commode : poppers, gode ceinture
Trois gages, tels que je les sers
Tom, prends Eva par les cheveux à poignée pleine et tourne sa tête vers le mur. Tiens la prise le temps de trois respirations.
Tom, laisse Eva te guider par les cheveux à travers la pièce, d'un point à un autre, en suivant chaque traction docilement.
Tom, tire les cheveux d'Eva pour exposer son cou et mords sa gorge en maintenant la tension
Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.
I · D'où vient le geste
trichophilie, du grec thrix, trichos, « cheveu », et philia : l'attirance érotique pour la chevelure, dont le tirage n'est qu'une pratique. En anglais, hair pulling.
Les cheveux ont été, dans presque toutes les cultures, l'objet d'un interdit ou d'un dévoilement : voilés, coupés, tressés, dénoués pour une seule personne. Saisir la chevelure de quelqu'un a donc toujours été un geste chargé : celui des enlèvements de la peinture ancienne, où les Sabines de Poussin sont tirées par les cheveux, et celui, à l'inverse, de l'amant qui plonge la main dans une chevelure enfin défaite. Le français en garde une expression : une explication « tirée par les cheveux » est forcée, arrachée à son sens.
II · Ce qui se passe dans le corps
Un cuir chevelu porte de l'ordre de cent mille follicules, et chacun est enveloppé de terminaisons nerveuses, dites lancéolées, qui détectent le moindre mouvement de la tige. Tirer un seul cheveu concentre toute la force sur un follicule : douleur vive, cheveu arraché. Saisir une poignée entière au ras du crâne répartit la même force sur des milliers de racines : on sent la traction, la tension, la peau du crâne qui bouge, mais rien ne cède. C'est le principe de la pratique : plus la main est pleine et proche de la racine, moins elle fait mal et plus elle tient.
Les doigts qui glissent dans les cheveux à la base du crâne et se ferment : un baiser orienté, une tête retenue. Aucune douleur, tout le contrôle.
La main entière, à plat contre le crâne, qui se ferme et tire vers l'arrière ou le côté : la tête suit. Toujours près de la racine, jamais aux pointes.
III · Comment on s'y prend
- 1Ouvrir la main d'abord.Les doigts plongent dans la chevelure jusqu'à toucher le cuir chevelu, puis se ferment : on ne saisit pas les cheveux de l'extérieur, on les prend de l'intérieur.
- 2Tirer au ras du crâne.Le mouvement se fait près de la tête, sur quelques centimètres, dans le sens où le cou peut aller : arrière, côté. Jamais un coup sec.
- 3Diriger, pas arracher.Le but est d'orienter la tête, vers un baiser, vers le regard, vers le bas : la traction est constante et lente, la tête suit sans résistance.
- 4Lire le cou.Si la nuque se raidit, si les épaules montent : on relâche. La mesure est la souplesse du cou, pas le nombre de cheveux.
- 5Relâcher en place.On desserre les doigts sans retirer la main, puis on caresse le crâne : la peau qui a été tirée réclame la paume.
IV · Les précautions
- Jamais les pointes ni une mèche. Tirer une mèche ou par les longueurs arrache les cheveux et ne tient rien ; la poignée pleine près du crâne est la seule prise correcte.
- Le cou décide. Cervicales fragiles, hernie, vertiges, blessure récente : on n'oriente pas la tête de force. La tête ne va jamais où le cou ne va pas seul.
- Cheveux courts, fragiles ou ajoutés. Trop courts pour être saisis, on prend la nuque à pleine main ; extensions, tresses serrées, cheveux fins qui tombent déjà : la traction répétée provoque une alopécie.
- Perruques et postiches se disent avant. On demande. Ce qui se retire ne se tire pas.
La Roue, à retenir
La poignée pleine, au ras du crâne, tient sans faire mal ; la mèche ou les pointes arrachent. On dirige la tête, on ne la force jamais au-delà de ce que le cou fait seul.
Vos questions
- Comment s'appelle cette pratique ?
- Tirages (cheveux), aussi appelée trichophilie. Dans le milieu : Hair pulling.
- À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
- Dès le niveau 1, Échauffement. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
- Quels accessoires ?
- Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : poppers, gode ceinture. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
- Est-elle dans l'essai gratuit ?
- Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Dans la même famille
Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.




