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Strip-tease, le dessin du jeu

Exhibition / Voyeurisme · le Boudoir

Strip-tease

Se déshabiller pour être vu, en prenant son temps : un vêtement après l'autre, en musique ou en silence, avec le regard de l'autre pour seul partenaire. Le strip-tease n'est pas la nudité : c'est le chemin qui y mène, et la promesse qu'on tient à distance.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 82 gages écrits
  • Le Boudoir
  • 11 gages dans l'essai gratuit

Trois gages, tels que je les sers

Eva, tourne le dos à Tom, cambre-toi et fais glisser ta culotte le long de tes jambes au ralenti
Niveau 2 · Déshabillage
Tom, danse langoureusement devant Eva, en tournant autour d'elle, en la frôlant de ton souffle et en exhibant chaque partie de ton corps comme un trophée qu'elle ne peut pas encore saisir
Niveau 3 · Préliminaires
Tom, offre à Eva une danse érotique en guise de punition : bouge lentement, caresse ton propre corps et approche-toi au plus près sans jamais la toucher
Niveau 3 · Préliminaires

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

De l'anglais strip, « dépouiller, déshabiller », et tease, « taquiner, faire languir » : le mot naît aux États-Unis vers 1930, dans les théâtres burlesques. En 1940, le journaliste H. L. Mencken propose ecdysiast, forgé sur l'ecdysis, la mue des serpents et des insectes ; le mot amuse, le strip-tease reste.

Le geste est plus ancien que le mot. La danse des sept voiles de Salomé, telle que la fixe Oscar Wilde en 1893 puis l'opéra de Richard Strauss en 1905, en est la scène fondatrice : une femme retire ses voiles un à un devant un homme qui a tout promis pour la voir. À Paris, au milieu des années 1890, Le Coucher d'Yvette montre au music-hall une jeune femme qui se déshabille pour aller au lit ; le numéro fait scandale et école, et le cinéma naissant le reprend dès 1896 dans Le Coucher de la mariée.

II · Ce qui se passe dans le corps

Ce que le strip-tease excite, c'est le système de la récompense attendue. Les travaux de Wolfram Schultz, dans les années 1990, ont montré que les neurones à dopamine s'activent moins à la récompense elle-même qu'au signal qui l'annonce, et d'autant plus que l'issue reste incertaine. Un vêtement qui descend puis remonte, une bretelle qui hésite, c'est exactement cela : une promesse relancée. Le corps de celui qui regarde répond avant qu'il n'y ait rien à voir : pupilles dilatées, rythme cardiaque qui monte, attention entièrement captée.

Le gant

Un gant long qu'on retire doigt par doigt, comme Rita Hayworth dans Gilda : le strip-tease le plus habillé qui soit, et l'un des plus efficaces.

La pièce gardée

Talons, chemise ouverte, un bas : ce qu'on ne retire pas rappelle qu'il y avait un vêtement. La nudité complète clôt le numéro ; on la fait attendre.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Choisir la musique.Un morceau lent, qu'on connaît, de trois à quatre minutes : il donne le tempo et interdit de se presser. La lumière basse, une lampe plutôt que le plafonnier.
  2. 2Installer le spectateur.Assis, à deux ou trois mètres, les mains pour lui-même : il regarde, il ne touche pas tant qu'on ne l'y invite pas. C'est la règle du numéro.
  3. 3Commencer habillé, et de dos.Les premiers gestes ne retirent rien : une main dans les cheveux, une hanche, un regard par-dessus l'épaule. Le corps se montre avant de se découvrir.
  4. 4Une pièce à la fois.Boutons un à un, bretelle qu'on fait glisser puis qu'on remonte, vêtement qu'on retire dos tourné pour se retourner ensuite. Chaque pièce quitte le corps lentement et tombe loin.
  5. 5Finir sans finir.Garder une pièce, s'approcher, laisser toucher ou pas. Le strip-tease ne s'achève pas sur la nudité : il s'achève quand on le décide.

IV · Les précautions

  • Le rire est permis. Un soutien-gorge qui résiste, un pantalon qui accroche la cheville : on rit, on continue. Le numéro parfait n'existe pas ; le vrai charme est dans l'aplomb.
  • Des vêtements qui s'enlèvent. On choisit avant ce qu'on porte : pas de body à pressions, de bottes lacées ni de collants trop serrés. On s'entraîne seul une fois, devant un miroir.
  • Le corps qu'on a. Personne n'est obligé de se déshabiller devant qui que ce soit, et celui qui regarde ne commente que pour désirer. Un mot moqueur, et la pratique est finie pour longtemps.
  • Ni téléphone ni fenêtre. Aucune image sans accord explicite, et les rideaux tirés : le spectateur est celui qu'on a choisi, pas la rue.

La Roue, à retenir

Le strip-tease ne montre pas la nudité, il la fait attendre : chaque vêtement est une promesse qu'on tient à distance. Tempo, regard et une pièce gardée valent mieux que toute technique.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Strip-tease.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 2, Déshabillage. Elle monte jusqu'au niveau 3, Préliminaires.
Quels accessoires ?
Aucun : la pratique se joue mains nues.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Oui, 11 gages, jusqu'au déshabillage. Les 82 avec le jeu complet.

Dans la même famille

L'essai gratuit ouvre les deux premiers niveaux, jusqu'au déshabillage. Le jeu complet ouvre tout, une fois pour toutes.

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