Lexique · Fétichisme · le Donjon
Bas / Collants
angl. Nylon fetish
bas, de bas-de-chausses, la partie inférieure des chausses médiévales ; nylon, nom déposé par DuPont en 1938, dont l'origine reste discutée ; denier, ancienne monnaie devenue mesure de finesse du fil.
Le désir qui passe par le nylon : la jambe gainée, la couture qui monte, le porte-jarretelles, le collant qu'on déchire ou qu'on garde. Une pratique de matière et de bruit, où la peau se voit à travers et se touche sans se toucher.
D'où vient le geste15 mai 1940, le jour du nylon
Le bas a été de laine, de coton, de soie ; les bas de soie du XIXe siècle coûtaient une fortune et se raccommodaient. Tout change dans un laboratoire de DuPont, dans le Delaware : en 1935, le chimiste Wallace Carothers synthétise le premier polyamide, le nylon, présenté à l'Exposition universelle de New York en 1939. Le 15 mai 1940, les bas de nylon sont mis en vente dans tous les États-Unis : des millions de paires partent en quelques jours.
Puis la guerre réquisitionne le nylon pour les parachutes, et les femmes dessinent au crayon une fausse couture sur leur mollet nu ; en 1945, le retour des bas provoque des bousculades devant les magasins. Le bas à couture, tendu par un porte-jarretelles, règne jusqu'aux années 1960 ; en 1959, le collant (« Panti-Legs », de la filature Glen Raven) le remplace, poussé par la minijupe. Le bas devient alors ce qu'il est resté : un vêtement qu'on ne porte plus par nécessité, donc un vêtement qui se choisit.
Ce qui se passe dans le corpsla peau à travers, le bruit du frottement
Le nylon fait trois choses à une jambe. Il la lisse : le maillage efface les défauts, donne un brillant uniforme, dessine le mollet et le genou d'un trait. Il la montre en la cachant : la peau se voit à travers, la couleur change, on ne sait plus si l'on regarde la jambe ou le voile. Il la fait entendre : deux cuisses gainées qui se croisent produisent ce chuintement que les fétichistes reconnaissent les yeux fermés.
Pour qui le porte, la sensation est celle d'une seconde peau tendue : le nylon serre légèrement, réchauffe, glisse sur le drap, accroche les ongles. La jarretelle tire sur la cuisse à chaque pas ; le bas autofixant mord un peu. Le fétichiste du nylon aime souvent le pied gainé plus que le pied nu : la matière ajoute une couche au fétiche du pied, qui n'en avait pas besoin, et qui la prend.
Le bas à couture porte-jarretelles
La ligne noire qui monte derrière la jambe, l'attache qui claque : la version d'après-guerre, celle des photographes.
Le collant la version moderne
Sans attaches, sans jour de peau : on le garde, on le déchire, on y passe la main. Le fétiche du tout-gainé.
Comment on s'y prendregarder, entendre, déchirer
- Enfiler devant l'autre. Le bas se roule, se déroule le long de la jambe, s'accroche : le geste est déjà la scène, ne pas se presser.
- Faire marcher. Quelques pas, une jambe croisée : le bruit, la couture, la lumière sur le mollet.
- Toucher à travers. La main sur le nylon, du pied à la cuisse, sans le retirer : c'est glissant et tendu, on sent la peau au second degré.
- Suivre la couture. Avec l'ongle, avec la bouche, du talon au haut de la cuisse : la ligne indique le chemin.
- Déchirer, ou garder. Certains veulent le collant fendu pour faire l'amour à travers ; d'autres qu'on le retire avec la bouche, ou qu'on le laisse toute la nuit. On demande.
Les précautionsle nylon serre, il ne lie pas
Dans la culturede Marlene à Mrs Robinson
Le bas a ses images fondatrices : Marlene Dietrich, jambes gainées et jarretelles, dans L'Ange bleu (1930) ; les pin-up des années 1950 ; la jambe de Mrs Robinson tendue devant Dustin Hoffman sur l'affiche du Lauréat (1967). Le photographe Elmer Batters a passé des décennies à ne photographier que des jambes en nylon, avec l'obstination d'un entomologiste. Aujourd'hui le bas est un choix, une citation : on le porte pour dire quelque chose, et ce qu'il dit se comprend sans mots.
Dans Intiimix
Dans Intiimix, le bas arrive avec le déshabillage : on l'enfile devant les autres, on le fait retirer avec la bouche, on le garde pour la suite. Ses gages vivent au Donjon.
La montée
À la table
- Piècele Donjon
- Gages écrits43 · 13 racines
- Dans la démo gratuitele jeu complet
- Sur la commodebas, collants, plume
- Mains nuesla plupart des gages
Deux gages, doux et hard
Léo, roule les bas de Chloé jusqu'aux orteils et retire les bas. Fais glisser tes lèvres de la cheville au bout du pied.
N2Théo, fais enfiler les bas à Adam : avec Nathan, à genoux, caressez ses jambes en remontant le long du nylon, chacun un côté
N3Léo, Chloé, Théo, Adam et Nathan tiennent la place des joueurs : à table, chaque gage vous appelle par votre prénom, et s'écrit pour votre table, en couple, entre hommes ou entre femmes.
Notes
Comment s'appelle cette pratique ?
Bas / Collants. Dans le milieu : Nylon fetish.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 2, Déshabillage. Elle monte jusqu'au niveau 3, Préliminaires.
Quels accessoires ?
Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : bas, collants, plume. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
Est-elle dans la démo gratuite ?
Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Voir aussi
Pieds 368, Chaussures / Talons 51, Cuir 45, Latex 35, Lingerie fine 30, Uniforme 31, Odeurs 156, Cheveux 60, Sous-vêtements 70.
SourcesHandley, Nylon: The Story of a Fashion Revolution, 1999 · Josef von Sternberg, L'Ange bleu, 1930 ; Mike Nichols, Le Lauréat, 1967 · Elmer Batters, From the Tip of the Toes to the Top of the Hose, Taschen, 1995 · Steele, Fetish: Fashion, Sex and Power, 1996