
Fétichisme · le Donjon
Chaussures / Talons
rétifisme · angl. Shoe play, heel worship
Le désir qui se fixe sur la chaussure : l'escarpin, la botte, la sandale, le talon aiguille. Portée, tenue, léchée, gardée au pied pendant l'amour ou seule sur une chaise : la chaussure est un fétiche qui n'a pas besoin du corps pour exister.
- 1Échauffement
- 2Déshabillage
- 3Préliminaires
- 4Pénétration
- 51 gages écrits
- Le Donjon
- Le jeu complet (le Donjon)
- Sur la commode : talons hauts, bas
Trois gages, tels que je les sers
Tom, retire les talons d'Eva et pose ses pieds sur tes cuisses. Caresse la plante avec les pouces jusqu'au premier soupir.
Tom, à genoux, retire les chaussures d'Eva avec tes dents, lentement, puis embrasse chaque pied ainsi libéré.
Tom, fais enfiler les talons hauts à Eva, mets-toi à genoux et lèche ses chaussures des orteils au talon
Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.
I · D'où vient le geste
rétifisme, du nom de Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne (1734-1806), écrivain qui avoua dans ses mémoires sa passion pour les petits souliers ; stiletto, « petit poignard » en italien, nomme le talon aiguille des années 1950.
Le talon est né pour les hommes. Les cavaliers persans le portent au XVIe siècle pour caler le pied dans l'étrier ; les cours d'Europe l'adoptent, et Louis XIV en fait un privilège : dans le portrait de Hyacinthe Rigaud (1701), le roi pose en talons rouges, couleur réservée à la noblesse. La chaussure féminine ne prend le talon qu'ensuite, et le garde quand les hommes l'abandonnent, au XVIIIe siècle, avec la mode du naturel.
II · Ce qui se passe dans le corps
Le talon haut change le corps qui le porte : il cambre les reins, pousse la poitrine en avant et les fesses en arrière, tend le mollet, raccourcit le pas et fait rouler les hanches. En 2013, une équipe de l'université de Portsmouth a filmé des femmes marchant avec et sans talons, réduites à des points lumineux sur les articulations : les observateurs jugeaient la démarche en talons plus féminine, sans même voir la chaussure. Le talon est un amplificateur : il exagère ce que la marche dit déjà.
Gardé au lit, léché, retiré avec la bouche : la chaussure fait partie du corps de l'autre.
Haute, lacée, cirée : elle se sert à genoux. La botte est la chaussure du Donjon, et le cirage son rituel.
III · Comment on s'y prend
- 1Choisir la paire ensemble.Celle que l'autre porte volontiers, propre, dont la semelle n'a pas seulement connu la rue.
- 2Regarder la marche.Quelques pas dans la pièce, rien d'autre. La démarche est déjà la pratique.
- 3Retirer, ou ne pas retirer.Ôter la chaussure lentement, à la main ou avec la bouche ; ou la laisser pendant tout le reste. Les deux camps existent, on demande.
- 4Servir la chaussure.Lacer, cirer, embrasser le bout, lécher le talon : celui qui sert est à genoux, celui qui est chaussé regarde.
- 5Faire peser, avec des règles.Le talon posé sur la poitrine, sans appui ; la semelle sur le sexe, en pression lente. Le talon aiguille ne s'appuie jamais : il perce.
IV · Les précautions
- Le talon aiguille concentre tout le poids. Quelques millimètres carrés sous soixante kilos : il transperce la peau et bien plus. Aucun poids sur un talon fin posé sur un corps, jamais.
- Semelles propres. Une chaussure de rue porte ce que la rue porte : on essuie, ou on garde une paire d'intérieur pour le jeu.
- Les pieds de qui porte. Les talons hauts, longtemps, blessent : ampoules, hallux valgus, tendons raccourcis. On les porte le temps d'une scène, on les retire pour le reste.
- Pas de coup. La chaussure caresse, presse, se lèche ; elle ne frappe pas. Le coup de pied est une autre pratique, avec ses interdits.
La Roue, à retenir
La chaussure est un fétiche complet : elle se suffit sans le pied, et le talon transforme la marche en signal. L'aiguille perce, on ne s'y appuie jamais.
Vos questions
- Comment s'appelle cette pratique ?
- Chaussures / Talons, aussi appelée rétifisme. Dans le milieu : Shoe play, heel worship.
- À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
- Dès le niveau 2, Déshabillage. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
- Quels accessoires ?
- Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : talons hauts, bas. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
- Est-elle dans l'essai gratuit ?
- Non : c'est une pratique du Donjon, qui s'ouvre avec le jeu complet.
Dans la même famille
Le Donjon, et cette pratique avec lui, s'ouvre avec le jeu complet : un achat, le jeu vous appartient.








