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Médecin / Patient, le dessin du jeu

Jeux de rôle · le Boudoir et le Donjon

Médecin / Patient

Une blouse, une table, un corps qu'on examine : le jeu médical met en scène l'ausculté et l'auscultant. L'un se déshabille sur ordre, l'autre regarde, touche, questionne avec le sérieux du cabinet. Le désir vient de cette autorité douce, et d'une nudité qui n'a plus à se justifier.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 18 gages écrits
  • Le Boudoir et le Donjon
  • Après le déshabillage : le jeu complet
  • Sur la commode : lubrifiant, tige urétrale

Trois gages, tels que je les sers

Tom, allonge-toi et laisse Eva jouer au médecin. Eva examine chaque partie de ton corps en commentant ses observations à voix haute.
Niveau 3 · Préliminaires
Tom, joue le patient docile : allonge-toi et laisse la docteure Eva t'ausculter intégralement, en exécutant chaque instruction médicale sans protester
Niveau 3 · Préliminaires
Eva et Tom, stérilisez la tige et lavez vos mains : sobriété totale exigée. Eva, enduis la tige de lubrifiant stérile et pose la pointe à l'entrée de l'urètre de Tom : la gravité fait le travail, jamais la force
Niveau 4 · Pénétration · le Donjon

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

« médecin », du latin medicus, « qui soigne » ; « patient », de patiens, « celui qui supporte, qui subit » : le rôle est dans le mot. Les communautés disent medical play ou jeu médical ; le fétiche de la blouse blanche n'a pas de nom savant qui fasse autorité.

L'examen médical est l'un des rares moments où un adulte se déshabille devant un inconnu sur simple demande. Cette exception date du XIXe siècle, quand la médecine entre dans le corps : le stéthoscope de Laennec (1816), le spéculum, la table d'examen, le cabinet où l'on obéit nu. Une légende tenace veut que les médecins victoriens aient traité l'« hystérie » par des massages pelviens et inventé le vibromasseur pour se soulager les mains : la thèse de Rachel Maines (1999) a été démontée en 2018 par Hallie Lieberman et Eric Schatzberg, qui n'en trouvent aucune preuve dans les sources. Le fantasme du médecin n'a pas eu besoin d'être vrai pour prospérer.

II · Ce qui se passe dans le corps

L'autorité médicale agit sur le corps avant le premier geste : c'est l'« effet blouse blanche », mesuré dès 1983 par l'équipe de Giuseppe Mancia, qui a vu la pression artérielle des patients grimper à l'arrivée du médecin, d'une vingtaine de millimètres de mercure, puis retomber en quelques minutes. Le cœur accélère devant qui a le droit de vous examiner. Dans le jeu, cette réaction vraie est mise au service du désir : la blouse et le ton suffisent à faire battre le sang, avant qu'une main se pose.

Le protocole

Écouter le cœur, palper le ventre, demander de tousser : des gestes vrais, dans l'ordre vrai. C'est le sérieux qui fait la scène.

Le dérapage

Le moment où l'examen cesse d'être médical, annoncé à voix haute ou glissé en douceur : c'est lui qu'on attend depuis la salle d'attente.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Se donner les mots.Quel rôle, jusqu'où, et le mot qui fait sortir du personnage. On le décide habillé, avant que la blouse entre en scène, et l'on rappelle ce qui va de soi : deux adultes, égaux, qui jouent.
  2. 2Planter le décor.Une chaise, un drap, une lampe, une blouse ou une chemise blanche, un stéthoscope de jouet si l'on veut. Trois objets suffisent : le reste est dans le ton.
  3. 3Tenir le rôle.Vouvoyer, poser des questions, faire déshabiller pièce par pièce « pour l'examen ». Le patient obéit, hésite, se justifie : son rôle est d'être regardé.
  4. 4Ausculter.Mains réchauffées, gestes lents, commentaires cliniques. La zone examinée s'élargit peu à peu, avec des prétextes de moins en moins crédibles.
  5. 5Laisser la scène se retourner.Le patient qui prend l'initiative, le médecin qui cède, ou l'échange des rôles à la consultation suivante : le psychodrame se joue dans les deux sens.

IV · Les précautions

  • Un mot de sortie, convenu et immédiat. Le personnage n'a aucun pouvoir sur la personne : le mot fait tomber la blouse, et l'on parle en son nom. Il est différent de tout ce que le patient pourrait dire dans la scène.
  • Aucun instrument réel dans le corps. Spéculum, seringue, thermomètre en verre, sonde : le matériel médical est conçu pour des mains formées. Les objets restent en surface, ou sont des jouets.
  • Le consentement est joué, pas remplacé. Le patient qui proteste dans la scène peut vouloir continuer ; seule la personne peut dire non pour de vrai. D'où le mot de sortie, et un geste convenu si la bouche est occupée.
  • Après la scène, on redevient soi. Quelques minutes pour se dire ce qui a plu, ce qui a gêné. Le rôle du patient laisse parfois une petite honte : on la nomme, elle passe.

La Roue, à retenir

La blouse fait battre le cœur avant la main : c'est le sérieux du cabinet qui rend le dérapage désirable. Le personnage examine, la personne consent, et le mot de sortie sépare les deux.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Médecin / Patient.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 3, Préliminaires. Elle monte jusqu'au niveau 4, Pénétration.
Quels accessoires ?
Aucun n'est obligatoire. Les plus liés : lubrifiant, tige urétrale. Un gage à accessoire ne tombe que si l'objet est posé sur la commode.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Non : elle arrive après le déshabillage, avec le jeu complet.

Dans la même famille

L'essai gratuit ouvre les deux premiers niveaux, jusqu'au déshabillage. Le jeu complet ouvre tout, une fois pour toutes.

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