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Prêtre / Pénitent(e), le dessin du jeu

Jeux de rôle · le Boudoir

Prêtre / Pénitent(e)

Avouer ses fautes à quelqu'un qui a le pouvoir de les absoudre, ou de les faire expier : le confessionnal comme théâtre du désir. Le scénario du prêtre et du pénitent joue sur la transgression du sacré, sur la parole qui dit tout, et sur la pénitence qu'on inflige ou qu'on reçoit.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 8 gages écrits
  • Le Boudoir
  • Après le déshabillage : le jeu complet

Deux gages, tels que je les sers

Tom, confesse-toi : murmure à l'oreille de la prêtresse Eva chaque fantasme inavoué que tu as eu ce soir, et baise sa main en signe de repentance après chaque aveu
Niveau 3 · Préliminaires
Tom, le pénitent doit confesser ses péchés : agenouille-toi devant Eva, avoue tes trois pensées les plus impures à voix basse et accepte la pénitence physique qu'elle t'impose
Niveau 3 · Préliminaires

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

« pénitent », du latin paenitere, « se repentir » ; « confession », de confiteri, « avouer ». Le mot désigne d'abord l'aveu de foi, puis l'aveu des fautes : c'est ce second sens que la chambre retient.

La confession individuelle devient obligatoire pour tout chrétien en 1215, au concile de Latran IV : au moins une fois l'an, dire ses péchés à un prêtre. Pendant trois siècles, elle se fait face à face, en public parfois. Le meuble à grille, qui sépare le confesseur du pénitent et ne laisse passer que la voix, est une invention de la Contre-Réforme : Charles Borromée, archevêque de Milan, l'impose dans les années 1560 précisément pour empêcher les contacts entre le prêtre et les femmes qui se confessent. L'Église savait ce qu'elle faisait : les archives de l'Inquisition espagnole regorgent de procès pour sollicitation, ce crime du confesseur qui séduit sa pénitente à l'abri du sacrement.

II · Ce qui se passe dans le corps

La confession est une pratique de la parole : on dit ce qu'on a fait, ce qu'on a voulu, ce qu'on désire encore, à quelqu'un qui écoute sans se montrer. Michel Foucault a vu dans cette obligation d'aveu, dans La Volonté de savoir (1976), la matrice de tout le discours occidental sur le sexe : l'Église a inventé le devoir de tout dire, et le tout-dire est devenu excitant. Décrire à voix haute une pratique, la détailler, la répéter à la demande, fait monter le désir plus sûrement qu'un geste : la honte et l'excitation partagent les mêmes rougeurs, le même cœur qui bat.

L'aveu

Le pénitent raconte, en détail, ce qu'il a fait ou rêvé ; le prêtre exige la précision. C'est la moitié verbale du jeu, et souvent la plus forte.

La pénitence

Ce que le confesseur inflige pour laver la faute : une position à tenir, un geste à accomplir, un plaisir refusé ou ordonné. Négociée comme toute punition.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Dresser la grille.Deux chaises dos à dos, un paravent, une porte entrouverte : le pénitent ne voit pas le prêtre, il l'entend. La pénombre aide, une bougie suffit.
  2. 2Ouvrir la confession.« Depuis quand ne vous êtes-vous pas confessé ? » Le pénitent commence par une faute bénigne. Le prêtre demande des détails, puis d'autres fautes, puis la vraie.
  3. 3Faire dire.Le prêtre ne laisse rien passer : qui, où, combien de fois, ce que le pénitent a ressenti. Le pénitent rougit, hésite, avoue. La lenteur est l'arme.
  4. 4Imposer la pénitence.Elle sort du cadre convenu : se dévêtir derrière la grille, tenir une position, se toucher sous les ordres, ou s'en abstenir. Le prêtre observe sans être vu, puis traverse la grille.
  5. 5Absoudre.La faute est levée ; le rôle tombe. Certains couples aiment inverser aussitôt : le confesseur devient pénitent, et confesse ce qu'il vient de faire.

IV · Les précautions

  • Demander avant de blasphémer. Pour beaucoup, le confessionnal est un souvenir d'enfance ou une foi vivante : on vérifie que le jeu amuse les deux, et qu'il ne blesse personne. Un partenaire croyant peut adorer, ou refuser net.
  • L'aveu n'est pas un interrogatoire réel. Les fautes confessées sont inventées ou choisies : on n'extorque pas dans le rôle un secret qu'on reprocherait hors du rôle. Ce qui est dit au confessionnal y reste.
  • La pénitence a des limites dites. Position, humiliation, refus d'orgasme, fessée : chaque punition se négocie avant. Le prêtre n'invente pas de peine que le pénitent n'a pas acceptée.
  • Un mot pour sortir. Le pénitent qui dit « pardon » est dans le rôle ; celui qui dit le mot convenu en sort. Le prêtre l'entend sur-le-champ.

La Roue, à retenir

Le confessionnal fait du désir une parole : on avoue en détail, sans se voir, puis la pénitence passe au corps. Le jeu se joue avec quelqu'un que le sacré amuse, jamais avec quelqu'un qu'il blesse.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Prêtre / Pénitent(e).
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 3, Préliminaires.
Quels accessoires ?
Aucun : la pratique se joue mains nues.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Non : elle arrive après le déshabillage, avec le jeu complet.

Dans la même famille

L'essai gratuit ouvre les deux premiers niveaux, jusqu'au déshabillage. Le jeu complet ouvre tout, une fois pour toutes.

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