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Vampire / Victime, le dessin du jeu

Jeux de rôle · le Boudoir

Vampire / Victime

angl. Vampire play

La nuit, le cou, la morsure : l'un joue la créature qui a faim, l'autre la proie qui se laisse prendre. Le scénario vampirique met en scène une peur consentie et un abandon total, sans que le sang coule ; c'est la pression des dents sur la gorge, pas la plaie, qui fait la pratique.

  1. 1Échauffement
  2. 2Déshabillage
  3. 3Préliminaires
  4. 4Pénétration
  • 8 gages écrits
  • Le Boudoir
  • Après le déshabillage : le jeu complet

Deux gages, tels que je les sers

Tom, la vampire Eva t'a capturé : incline la tête, offre ton cou, et laisse Eva te mordiller, te lécher et souffler sur ta peau en marquant son territoire
Niveau 3 · Préliminaires
Tom, la victime est à ta merci : plaque Eva contre toi, mordille délicatement son cou et ses épaules en grognant comme un vampire affamé
Niveau 3 · Préliminaires

Les prénoms suivent le choix du dessin : un couple, deux hommes, deux femmes. Dans le jeu, chaque gage vous appelle par le vôtre.

I · D'où vient le geste

« vampire », attesté en français vers 1740, vient du serbe vampir, par l'allemand, à la faveur d'une vague de récits venus des Balkans dans les années 1730. Vampire play, en anglais, désigne le jeu de rôle ; blood play, une pratique distincte, où le sang coule vraiment.

Le vampire érotique naît en 1816, dans une villa au bord du lac Léman : l'été où Mary Shelley conçoit Frankenstein, le médecin de Byron, John Polidori, écrit Le Vampyre (1819), premier vampire aristocrate et séducteur. En 1872, Sheridan Le Fanu publie Carmilla : une jeune femme, Laura, s'attache à une invitée qui vient la visiter la nuit, l'embrasse dans le cou et boit à sa gorge. Le désir entre deux femmes y est dit sans détour, sous couvert de surnaturel ; le vampire devient le masque le plus commode de ce que le siècle ne pouvait nommer.

II · Ce qui se passe dans le corps

Le cou est l'une des zones les plus sensibles du corps : peau fine, poils courts, donc riche en fibres C tactiles, celles qui répondent au frôlement lent ; et un lieu de vulnérabilité que le corps sait d'instinct, puisque la carotide et la trachée y passent. Offrir sa gorge est un geste d'abandon que tous les mammifères comprennent. Une bouche qui s'y pose, un souffle, des dents qui pressent sans percer : le frisson va des cervicales aux reins.

La morsure sans sang

Dents posées sur l'épaule ou le côté du cou, pression lente, jamais de percée. Une marque, un suçon au plus : tout ce que la pratique demande.

Le sang réel

Faire couler du sang relève du blood play : matériel stérile à usage unique, dépistage, formation. Ce n'est plus un jeu de rôle, et ce n'est pas cette notice.

III · Comment on s'y prend

  1. 1Faire la nuit.Lumière éteinte ou bougie, une fenêtre entrouverte, le silence : le vampire est d'abord une atmosphère. Une cape, des dents de résine, c'est en option, et souvent en trop.
  2. 2Approcher lentement.Le vampire ne se précipite pas : il regarde, il parle bas, il fait attendre. La victime sent le souffle sur la nuque avant le contact.
  3. 3Dégager la gorge.Le col qu'on écarte, les cheveux qu'on relève, la tête qu'on incline d'une main : c'est le geste-clé, celui qui dit « tu es à moi ».
  4. 4Mordre sans mordre.Lèvres, puis dents qui pressent, sur le muscle entre le cou et l'épaule, plus que sur le cou lui-même. On tient, on aspire un peu, on relâche : la victime vacille.
  5. 5Prendre l'emprise.Le vampire « hypnotise » : la victime ferme les yeux, obéit, se laisse déshabiller comme une somnambule. L'abandon est le vrai sujet du scénario.

IV · Les précautions

  • Jamais de pression sur l'avant du cou. Trachée et carotides : on ne mord, ne serre, n'appuie pas sur la face antérieure du cou. La morsure se pose sur le côté, ou sur l'épaule.
  • La peau ne se perce pas. Une morsure humaine qui saigne est une plaie très infectieuse ; les dents de résine s'aiguisent et coupent. Pression, oui ; percée, non.
  • Le suçon se voit. Un suçon est un bleu par succion ; il dure une semaine et se place sous le col si l'autre travaille lundi. Des cas rares de complications vasculaires ont été rapportés après un suçon appuyé sur la carotide : on aspire doucement, jamais sur l'artère.
  • Une victime qui peut dire stop. Hypnotisée pour le jeu, pas pour de vrai : le mot de sortie reste valable, et le vampire redevient humain dès qu'il l'entend.

La Roue, à retenir

Le jeu du vampire, c'est le cou, la peur douce et l'abandon : la morsure presse, elle ne perce jamais, et se tient loin de la trachée. Le sang réel est une autre pratique, avec ses règles.

Vos questions

Comment s'appelle cette pratique ?
Vampire / Victime. Dans le milieu : Vampire play.
À quel niveau d'intimité arrive-t-elle ?
Dès le niveau 3, Préliminaires.
Quels accessoires ?
Aucun : la pratique se joue mains nues.
Est-elle dans l'essai gratuit ?
Non : elle arrive après le déshabillage, avec le jeu complet.

Dans la même famille

L'essai gratuit ouvre les deux premiers niveaux, jusqu'au déshabillage. Le jeu complet ouvre tout, une fois pour toutes.

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